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« Actualiser sa pratique ne signifie pas se disperser. Cela signifie creuser. »

Entretien avec Caroline Wieland, vice-présidente de Sophrologie Suisse

Dans le cadre de notre rubrique Portraits, Sophrologie Suisse donne la parole à Caroline Wieland, vice-présidente de l'association et responsable de la commission Formation continue. Sophrologue caycédienne à Genève, fondatrice du cabinet Actualise, formatrice d'adultes diplômée FSEA et en cours d'obtention de la certification Sofrocay de formatrice de la méthode, elle accompagne depuis plus de treize ans des personnes vers plus de clarté intérieure, de stabilité et de liberté. À l'occasion de la formation continue Remobilisation du Cycle Radical et du Cycle Existentiel, animée par Claude Daguerre les 2 et 3 mai, elle revient ici sur son parcours, sa vision de la formation continue, son attachement à l'andragogie et ce que signifie pour elle vivre la sophrologie comme une véritable pédagogie de l'existence.

Entretien réalisé par Igor Kopeykin, secrétaire général de Sophrologie Suisse


Le chemin vers la sophrologie caycédienne

Comment la sophrologie est-elle entrée dans votre vie ? Quel chemin personnel et professionnel vous a conduite vers cette méthode ?

La sophrologie est arrivée dans ma vie par une porte assez concrète : l'épuisement professionnel. J'étais alors dans une carrière en ressources humaines, avec tout ce que cela comporte de tensions relationnelles, de gestion de conflits et de pression organisationnelle. Je cherchais des ressources qui me permettraient de tenir, mais surtout de comprendre ce qui se passait en moi. Une amie m'a orientée vers un sophrologue. Cette première expérience a été une sorte de révélation tranquille — rien de spectaculaire, mais quelque chose de profondément juste. Je retrouvais un rapport différent à mon corps, à ma respiration, à mes propres rythmes.

Ce qui m'a frappée, c'est que la sophrologie ne travaille pas sur les symptômes de l'extérieur. Elle invite à une exploration intérieure progressive, à partir du corps vécu — ce que Prof. Alfonso Caycedo appelait la conscience sophronique. J'ai très vite voulu aller plus loin, non seulement pour moi, mais pour pouvoir transmettre à d'autres cette façon d'habiter différemment leur existence. En 2012, j'ai fondé le cabinet Actualise à Genève, et depuis, je n'ai pas cessé de me former et d'approfondir ma pratique.


« La sophrologie ne travaille pas sur les symptômes de l'extérieur. Elle invite à une exploration intérieure progressive, à partir du corps vécu. »


Qu'est-ce qui vous a conduite plus spécifiquement vers la sophrologie caycédienne ?​

La rigueur de la méthode, avant tout. Lorsqu'on commence à explorer le champ des approches psychocorporelles, on peut être tentée par la diversité des propositions. Mais la sophrologie caycédienne présente quelque chose de rare : une méthode structurée, une éthique claire, une transmission organisée et une filiation directe avec son fondateur. Le fait que la méthode soit aujourd'hui transmise par la Dresse Natalia Caycedo, dans la continuité des travaux du Prof. Caycedo, lui confère une cohérence que je trouvais essentielle pour exercer avec intégrité.

Il y a aussi quelque chose qui tient à la philosophie sous-jacente. La sophrologie caycédienne ne cherche pas à modifier les comportements de l'extérieur. Elle invite la personne à devenir actrice de sa propre transformation, à développer une conscience de plus en plus fine de ce qu'elle vit, de ce qu'elle ressent, de ce qu'elle choisit. Cette conception de l'autonomie est pour moi fondamentale. Elle est aussi profondément éthique.

Les « petits cailloux » et l'écoute du quotidien

Vous évoquez ces « petits cailloux dans la chaussure » qui freinent l'élan vital. Que signifie cette image pour vous ?

Cette image dit quelque chose de précis sur la nature de ce que les personnes apportent en séance. Ce ne sont pas toujours des traumatismes majeurs ou des crises identitaires profondes. Ce sont souvent des tensions accumulées, des croyances limitantes installées depuis longtemps, des habitudes émotionnelles qui font que l'on avance, oui, mais avec inconfort, avec résistance.

Le caillou dans la chaussure, tout le monde sait ce que c'est. On continue à marcher, mais on est moins libre. On dépense de l'énergie à compenser plutôt qu'à avancer. Et souvent, on finit par ne même plus percevoir la gêne — elle est devenue le fond sonore de la vie quotidienne. Mon travail consiste à créer les conditions pour que la personne puisse identifier ces cailloux, parfois les nommer pour la première fois, et progressivement les dissoudre.

Votre pratique réunit plusieurs approches complémentaires. Comment ces outils dialoguent-ils dans votre accompagnement ?

Ces approches ne sont pas concurrentes dans ma pratique — elles sont complémentaires, et je dirais même qu'elles se potentialisent mutuellement. La sophrologie caycédienne constitue l'axe central : elle offre un cadre de travail sur la conscience, par des techniques de relaxation, d'activation sensorielle et de sophronisation qui permettent à la personne de se relier à elle-même à un niveau qui dépasse le seul registre cognitif. Ce qui m'importe, c'est de ne jamais perdre de vue la personne dans sa globalité. Les outils sont au service de l'accompagnement, pas l'inverse.

Comment votre pratique s'est-elle progressivement spécialisée ?​

La spécialisation s'est construite par l'expérience clinique, mais aussi par mes engagements parallèles. Mon parcours en ressources humaines m'a amenée à travailler avec des personnes en épuisement professionnel, en reconversion difficile, en situation de conflit. J'ai développé une sensibilité particulière pour tout ce qui touche au stress chronique, à la gestion des émotions et aux troubles anxieux. Mon engagement dans le domaine de la réinsertion sociale au sein d'une fondation privée a également enrichi ma pratique d'une dimension collective et citoyenne.

Aujourd'hui, je travaille avec des adultes et des adolescents sur des problématiques de stress, d'anxiété, de gestion émotionnelle et d'intégration d'événements traumatiques. Ce sont des publics très différents, mais il y a un fil commun : la demande de retrouver un rapport plus vivant à soi-même, plus libre, plus confiant.


« Les outils sont au service de l'accompagnement, pas l'inverse. »

 

La formation continue, une responsabilité éthique

Quelle est votre vision du rôle de la formation continue dans la vie professionnelle d'un·e sophrologue?

La formation continue n'est pas un passage obligé administratif. C'est une responsabilité éthique. Lorsqu'on accompagne des personnes dans des dimensions aussi sensibles que leur santé émotionnelle, leur rapport au corps, leurs mémoires traumatiques, on ne peut pas se permettre de rester figé dans ce qu'on a appris il y a dix ans. La pratique évolue, les connaissances progressent, et surtout, nous évoluons nous-mêmes.

Pour moi, la formation continue est aussi une façon de rester vivant dans sa pratique. Reprendre la posture d'apprenant, se laisser questionner, découvrir une nouvelle clé de lecture d'un phénomène connu — tout cela nourrit directement la qualité de présence que l'on apporte en séance. Un sophrologue qui ne continue pas à se former finit par dispenser de la technique. Un sophrologue qui se forme régulièrement reste dans l'accompagnement vivant.

Dans le cadre suisse, la formation continue répond également à des exigences concrètes de maintien des accréditations ASCA et RME. Mais ces exigences ne sont pas une contrainte arbitraire — elles sont le reflet d'une professionnalisation nécessaire et d'une reconnaissance que les patients méritent.


« La formation continue n'est pas un passage obligé administratif. C'est une responsabilité éthique. »


Comment avez-vous vécu la formation continue consacrée à la remobilisation du Cycle Radical et du Cycle Existentiel avec Claude Daguerre, les 2 et 3 mai ?

Ce fut une expérience profondément ressourçante, à plusieurs niveaux. D'abord, parce que le Cycle Radical et le Cycle Existentiel sont au cœur de la sophrologie caycédienne — ce sont les fondements phénoménologiques de la méthode, et il y a toujours quelque chose de précieux à les revisiter avec un regard neuf et avec un formateur de la stature de Claude Daguerre.

Ensuite, parce que ces deux journées ont créé une dynamique collective rare. Voir des sophrologues d'horizons différents se retrouver autour d'une pratique commune, partager leurs expériences, affiner leur compréhension — c'est exactement ce que la formation continue devrait produire : non seulement un approfondissement individuel, mais une cohésion du groupe professionnel.

Pour Sophrologie Suisse, cette formation a aussi valeur de signal : nous sommes capables d'offrir des espaces de formation exigeants, ancrés dans la tradition caycédienne, et porteurs d'une vraie valeur ajoutée pour nos membres.

« Un sophrologue qui ne continue pas à se former finit par dispenser de la technique. Un sophrologue qui se forme régulièrement reste dans l'accompagnement vivant. »


Entre tradition internationale et réalité suisse

Comment voyez-vous la double inscription de la formation continue — entre dynamique internationale et réalité suisse ?

C'est effectivement une articulation à la fois délicate et profondément stimulante. Sophrologie Suisse, unique association professionnelle de sophrologues caycédiens en Suisse, porte la volonté de faire rayonner la méthode et ses praticien·ne·s à travers le pays.

Notre association entretient un lien naturel avec Sofrocay, l'institut de référence fondé dans la continuité de l'œuvre du Prof.  Caycedo, ainsi qu'avec le Centre de formation Suisse de Sophrologie Caycédienne. Elle est une seule institution accréditée en Suisse romande pour la formation au cycle fondamental. Cette inscription dans une filiation structurée nous ancre dans une tradition de transmission exigeante, fidèle aux développements contemporains de la méthode tels qu'ils sont aujourd'hui portés par Natalia Caycedo.

Nous ne sommes donc pas une association développant une approche parallèle ou une variante indépendante, mais bien une composante d'une communauté internationale de praticiens partageant un socle commun, des standards de formation rigoureux et une même éthique de pratique.

De l'autre côté, la réalité suisse a ses spécificités. Le système ASCA-RME impose des critères clairs pour la reconnaissance par l'exigence de formations continues. Les assureurs complémentaires regardent de près les accréditations. Et nos membres exercent dans un contexte pluriculturel, avec des attentes diverses selon les régions linguistiques.

Notre formation continue doit donc naviguer intelligemment entre ces deux registres : fidélité à la profondeur caycédienne d'un côté, pertinence et opérationnalité dans le contexte professionnel suisse de l'autre. Ce n'est pas une tension — c'est une richesse, à condition de ne jamais sacrifier l'un à l'autre.

« Ce n'est pas une tension — c'est une richesse, à condition de ne jamais sacrifier l'un à l'autre. »


Quel rôle Sophrologie Suisse peut-elle jouer pour proposer une formation continue à la fois fidèle et adaptée ?​

Sophrologie Suisse a un rôle charnière à jouer — et c'est peut-être là notre mission la plus stratégique pour les années à venir. Nous sommes l'unique association de sophrologues caycédiens en Suisse, et cette unicité nous confère une responsabilité particulière : être le gardien d'une certaine qualité de la transmission, tout en restant à l'écoute des besoins réels de nos membres.

Concrètement, cela signifie proposer des formations continues qui ne se limitent pas à la validation d'heures requises, mais qui constituent de véritables espaces d'approfondissement, de ressourcement et d'échange entre pairs. Des formations qui donnent envie de pratiquer autrement, de questionner ses habitudes, de renouveler son regard et de s'adapter aux besoins. Il s'agit aussi de diversifier les formats : des journées en présentiel pour la profondeur du travail corporel et groupal, des webinaires pour une diffusion plus large, des conférences ouvertes pour créer du lien avec le grand public et avec d'autres professionnels de la santé et de la prévention.

Andragogie et « pédagogie de l'existence »

Que signifie pour vous former des adultes ? En quoi cela demande-t-il une posture particulière ?

L'andragogie est pour moi une véritable philosophie de la formation, pas seulement un ensemble de techniques pédagogiques. Former des adultes, c'est reconnaître que la personne qui est en face de moi arrive avec une histoire, une expérience, un système de références déjà constitué. Elle n'est pas une page blanche. Elle est une personne capable d'apprentissage autonome, qui apprend mieux quand elle comprend pourquoi, quand le contenu fait écho à sa réalité, et quand elle peut intégrer par la pratique et le partage.

Cela demande une posture très différente de la transmission verticale classique. Je ne cherche pas à remplir un vide — je cherche à créer les conditions pour que la personne puisse accéder à ses propres ressources, valider sa propre expérience et construire des compétences solides parce qu'elles sont enracinées dans son vécu. C'est pour cela que j'ai tenu à obtenir le diplôme FSEA de formatrice d'adultes, et que je suis en cours d'obtention de la certification Sofrocay de formatrice de la méthode.


« Je ne cherche pas à remplir un vide — je cherche à créer les conditions pour que la personne puisse accéder à ses propres ressources. »

 

Comment comprenez-vous l'expression du Prof. Caycedo, « le sophrologue comme pédagogue de l'existence » ?

Cette expression me touche profondément, parce qu'elle dit avec précision ce que la sophrologie n'est pas — et donc ce qu'elle est. Elle n'est pas une technique de relaxation, même si la relaxation en est une composante. Elle n'est pas un outil de performance, même si elle peut soutenir les capacités d'adaptation. Elle est une invitation à apprendre à vivre — non pas selon un modèle prescrit, mais selon un développement authentique de soi.

Être pédagogue de l'existence, c'est accompagner quelqu'un dans l'apprentissage de sa propre vie au quotidien : comment habiter son corps, comment accueillir ses émotions, comment développer une conscience de plus en plus juste de ce qui se passe en soi et autour de soi. C'est une éducation au sens étymologique du terme — educare, conduire hors de, faire émerger ce qui est déjà là.

Dans ma pratique, cette vision se traduit très concrètement : je ne cherche pas à résoudre les problèmes des personnes à leur place. Je crée les conditions pour qu'elles développent leur propre capacité à les traverser, à les intégrer, à en tirer quelque chose qui enrichit leur vie. Le but n'est pas la dépendance au praticien — c'est l'autonomie progressive du sujet.

Qu'est-ce que la sophrologie comme mode de vie signifie pour vous personnellement ?​

La sophrologie comme mode de vie, c'est d'abord une pratique régulière, personnelle, qui précède l'accompagnement des autres. On ne peut pas inviter quelqu'un à habiter son corps si on ne fait pas soi-même ce chemin. La perception du corps comme réalité vécue, la sophronisation, la relaxation dynamique, la contemplation des valeurs existentielles — ce ne sont pas des techniques que j'applique seulement en séance. Ce sont des pratiques qui structurent mon rapport au corps, au temps, à l'effort, aux événements difficiles.

Mais c'est aussi une certaine manière de faire face aux inévitables moments de doute, de fatigue ou d'incertitude. La sophrologie m'a appris que traverser quelque chose ne signifie pas en sortir indemne — cela signifie en sortir enrichie, avec une conscience plus fine de ce que j'ai vécu. Les épreuves deviennent des matières à intégrer plutôt que des obstacles à contourner.

Je dirais enfin que la sophrologie m'a donné une forme de confiance tranquille dans le mouvement de la vie. Non pas une confiance naïve ou angélique, mais une confiance enracinée dans l'expérience que l'on peut toujours, même dans les situations difficiles, trouver une ressource, un souffle, un ancrage.


« Traverser quelque chose ne signifie pas en sortir indemne — cela signifie en sortir enrichie. »


Le site, un outil au service de la communauté

Vous avez beaucoup investi dans le développement du nouveau site de Sophrologie Suisse. Comment voyez-vous le rôle de cette plateforme ?

Le site est un outil, mais un outil stratégique. Il est souvent le premier contact qu'un patient potentiel, un prescripteur ou un jeune sophrologue en recherche d'orientation aura avec notre association. Il doit donc à la fois refléter le sérieux de notre engagement, la qualité de notre méthode et la chaleur de notre communauté.

Ce que nous avons voulu construire, c'est une plateforme utile au quotidien pour nos membres : un espace où trouver les informations sur la formation continue, accéder à l'agenda, consulter l'annuaire des praticiens, suivre la vie de l'association. Mais aussi un espace qui donne envie — qui montre que la sophrologie caycédienne est vivante, actuelle, rigoureuse et profondément humaine. Ce travail a demandé beaucoup de temps et d'énergie, et je ne le regrette pas. Un outil numérique bien pensé démultiplie notre capacité à exister dans l'espace public et professionnel — ce n'est pas un détail.

En quoi ce site peut-il soutenir la formation continue, la visibilité des membres et les échanges professionnels ?

La plateforme peut soutenir plusieurs dimensions essentielles de notre vie associative. Sur le plan de la formation continue, elle centralise l'offre, facilite les inscriptions et assure la traçabilité des heures validées. Pour les membres, c'est une simplification concrète de la gestion administrative.

Sur le plan de la visibilité, l'annuaire national permet à toute personne cherchant un sophrologue de trouver un professionnel formé selon les standards caycédiens, quelle que soit sa région. C'est un service au public, mais c'est aussi un soutien économique indirect pour nos membres — une visibilité organisée vaut mieux que chacun navigue seul dans les méandres du référencement.

Et sur le plan des échanges professionnels, il y a un potentiel que nous n'avons pas encore pleinement exploré : créer des espaces d'échange entre pairs, des ressources partagées, des espaces de co-construction. La communauté des sophrologues caycédiens suisses est petite mais dense. Le numérique peut l'aider à exister davantage comme communauté, et pas seulement comme liste de membres.


Transmission aux générations nouvelles

Si vous deviez transmettre une chose aux membres de Sophrologie Suisse et aux nouvelles générations, quelle serait-elle ?

Je leur dirais de ne jamais perdre de vue pourquoi ils ont choisi la sophrologie caycédienne. Pas seulement comme outil professionnel, mais comme chemin de vie. La formation initiale donne des bases — solides, essentielles. Mais la pratique, la vraie, se construit dans la durée, dans la répétition contemplative, dans la confrontation aux difficultés réelles des personnes que l'on accompagne.

Actualiser sa pratique ne signifie pas se disperser dans toutes les nouveautés du champ thérapeutique. Cela signifie creuser. Approfondir sa compréhension des cycles, des niveaux de conscience, des fondements phénoménologiques de la méthode. Rester en contact avec la tradition vivante de la sophrologie caycédienne, telle qu'elle se transmet aujourd'hui, tout en étant capable de la faire résonner avec les réalités contemporaines.

Et enfin, je leur dirais de prendre soin de leur propre pratique. Un sophrologue qui ne se ressource pas, qui ne maintient pas sa propre vie sophronique, finit par offrir des séances vides de substance. La rigueur envers soi-même est la première forme de respect envers les personnes que l'on accompagne.

« La rigueur envers soi-même est la première forme de respect envers les personnes que l'on accompagne. »


Pour toute information complémentaire ou inscription, visitez le profil de Caroline sur notre plateforme ou rendez-vous sur son site : www.actualise.ch.

 

Pour toute information complémentaire ou inscription, merci de contacter directement le sophrologue.

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